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Conflit entre générations – le débat sur le climat divise-t-il les jeunes et les moins jeunes?

Mardi, 26.03.2019
Conflit entre générations – le débat sur le climat divise-t-il les jeunes et les moins jeunes?

Les manifestations incessantes des jeunes pour la protection du climat contrastent avec l’image dominante de la jeunesse apolitique. Le nouveau mouvement accuse les anciens de ne pas s’être préoccupés de l’avenir durant trop longtemps. Par ailleurs, les plus de 60 ans l’emportent presque à chaque fois aux urnes – et pas seulement en matière de climat. Y a-t-il une nouvelle menace de conflit entre les générations? Un conflit de générations – qu’est-ce au juste?

 

Les jeunes manifestent pour la protection du climat sous la devise #FridaysforFuture. Ce mouvement mondial, initié par la jeune Suédoise Greta Thunberg, a également motivé de très nombreuses personnes en Suisse. Les rassemblements se succèdent depuis plusieurs mois. À ce jour, plus de 60 000 personnes se sont regroupées dans les rues au plus fort de ces manifestations du vendredi. Les élèves exigent notamment que la Suisse déclare une urgence climatique nationale. Selon eux, les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites à zéro d’ici 2030. La plupart des jeunes militants n’ont pas (encore) le droit d’exprimer leur opinion lors des votations. Ils manifestent dans la rue et font ainsi entendre leurs préoccupations. Au-dessus de cette marée humaine flottent des banderoles portant l’inscription «L’avenir de qui? Notre avenir!» et des cris résonnent «Nous sommes ici, nous sommes bruyants, parce que vous volez notre avenir!» Les jeunes militants accusent les générations plus âgées d’avoir manqué l’occasion de réagir à temps à la crise climatique. Elles doivent enfin agir. Maintenant! 

 

Une jeunesse apolitique?

 

Les événements actuels contrastent fortement avec l’opinion largement répandue selon laquelle les jeunes sont apolitiques et participent à peine au système politique. Ce tableau est extrêmement persistant, entre autres, en raison d’un taux de participation souvent très faible des électeurs les plus jeunes. En comparant la jeunesse d’aujourd’hui avec celle d’autrefois, politique elle, on se réfère soit aux émeutes des années 1980, soit au mouvement de 1968. Le «Politikmonitor 2018» d’easyvote l’affirme clairement: «Si l’on interroge les jeunes sur leur engagement politique auto-évalué, celui-ci tend à diminuer dans l’ensemble.» 

 

Mais soudain, les jeunes sont dans la rue. L’inquiétude au sujet de la jeunesse apolitique passe à l’arrière-plan et, parallèlement, un autre débat resurgit et capte l’attention: celui du conflit de générations. 

 

Qu’est-ce qu’un conflit de générations? 

 

Un conflit de générations est un conflit entre membres de générations différentes, en particulier entre jeunes et adultes. Il est souvent marqué par des préjugés mutuels. Un conflit de générations découle de valeurs divergentes ou de conflits d’intérêts. L’assurance vieillesse est un exemple de conflit de générations. L’AVS est en vigueur depuis 1948 et vise à garantir la sécurité financière des retraités. Toutefois, en raison de l’évolution démographique, le nombre de cotisants diminue, alors que le nombre de retraités augmente. Il en résulte un conflit d’intérêts entre les différentes générations, entre les retraités et les cotisants. Les conflits entre générations doivent toujours être considérés dans leur contexte historique; ils sont tributaires des opinions et des attitudes de la société à un moment donné. 

 

Grands-parents engagés pour le climat
 

En ce qui concerne l’engagement pour le climat, précisons tout d’abord une chose: les jeunes ne sont pas les seuls à s’investir pour cette cause, les générations plus âgées le font également. Les groupes GPClimat sont actifs dans ce domaine depuis 2016 et comptent actuellement un millier d’adhérents. Ces «Grands-parents pour le climat» bénéficient maintenant d’une attention accrue. Elles existent donc bien, ces personnes âgées qui s’inquiètent du climat. Mais elles ne semblent pas être majoritaires. Surtout lorsqu’il s’agit de votes sur des questions environnementales, la jeune génération est souvent mise en minorité, comme dans le cas de l’abolition des centrales nucléaires ou de l’initiative pour une économie verte. 

 

Klimagrosseltern nehmen an der Klimademonstration teil

 

La «domination des seniors» provoque-t-elle un nouveau conflit de générations?

 

«Eiszeit zwischen Jung und Alt – Klimadebatte entzweit Generationen» - ce titre, récemment utilisé par le quotidien alémanique «Blick», évoque une glaciation qui séparerait les jeunes des moins jeunes en ce qui concerne le climat. Le journal décèle du potentiel pour d’autres conflits de générations, car «plus d’enjeux que jamais divisent aujourd’hui les générations». Selon le quotidien, d’autres points critiques subsistent au niveau de la codétermination, des pensions de retraite et du logement. Le journal va jusqu’à poser la question des «possibilités de réconciliation». Et «Blick» n’est pas le seul à se faire du souci et à craindre un nouveau conflit de générations. Pour le «Neue Zürcher Zeitung», nous vivons une «bataille entre les générations». Ce quotidien a exploité des chiffres avant de déclarer: «Les anciens ne perdent presque aucun vote ces temps-ci. Au cours de cette législature, le souverain a voté 31 fois jusqu’à présent; pour 30 de ces scrutins, des sondages ont été effectués après le vote. Il en ressort qu’une seule fois, les plus de 60 ans ne l’ont pas emporté.»

 

Que signifie cette série de victoires des anciens? «Depuis le 18e siècle, le fait que les jeunes soient politiquement déterminés par les vieux est un thème récurrent», explique François Höpflinger, sociologue, chercheur à l’Université de Zurich et spécialiste des générations. Un sujet permanent, oui, mais la situation s’aggrave parce que les jeunes sont de moins en moins nombreux. Même s’ils se rendaient aux urnes en très grand nombre, ils resteraient toujours en minorité. L’évolution démographique a eu pour conséquence que le nombre de jeunes est aujourd’hui beaucoup plus faible que celui des générations précédentes. Affirmant publiquement que les jeunes sont inaptes à la codétermination politique, certains renforcent encore ce sentiment d’impuissance. Des déclarations telles que celles du conseiller national Roger Köppel – c’est de l’enfantillage quand les écolières s’inquiètent du climat et, quand les enfants définissent la direction politique, quelque chose ne va plus – accentuent également cette impression. Dans le magazine en ligne «Republik», Claude Longchamp, quant à lui, plaide pour un âge de vote de 16 ans en Suisse et écrit: «Il faut garder à l’esprit que la Suisse menace de devenir une gérontocratie d’une manière ou d’une autre – son système politique et social sera dominé par les vieillards.» Mais même l’abaissement de l’âge de vote à 16 ans n’aurait qu’une influence minime sur les rapports majorité-minorité. 

 

Un conflit de générations met en danger la cohésion sociale 

 

Si les jeunes ne sont plus écoutés et n’ont plus la possibilité de contribuer suffisamment, le risque d’un conflit de générations augmente. Lorsqu’ils scandent dans la rue que les personnes âgées volent leur avenir, la question se pose: Le conflit de générations est-il déjà une réalité dans le débat sur le climat? Cependant, les dernières élections dans le canton de Zurich ont déclenché une «vague verte» et leur issue est volontiers interprétée comme un «choix climatique». Les Verts et les Vert’libéraux ont ensemble progressé de plus de dix pour cent. Viktor Giaccobo a exprimé sur Twitter le soupçon que l’un ou l’autre électeur avait voté pour les «jeunes grévistes du climat». Certains politologues interprètent ce revirement comme un signe pour les prochaines élections nationales. Reste à voir si la «vague verte» parviendra également au Parlement national et si les exigences des jeunes trouveront des réponses. Une chose est dès maintenant claire: Les événements actuels illustrent une fois de plus l’importance sociale des relations entre les générations pour la cohésion au sein de la société. Dans une société vieillissante, il est indispensable que ces relations fonctionnent bien.

 

Billet de blog de Ruedi Schneider, Intergeneration

 

Photo: Jonathan Progin, ZS (journal des étudiants zurichois) 

Photo Grands-parents pour le climat: Mara Ludwig, UND – Das Generationentandem 
 

Commentaire

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Hallo und guten Tag Zu diesem Thema mal eine Frage, wie viele von den Demonstranten ob Schüler, Politiker oder andere Aktivisten die zuvor auf die Strasse gingen stehen nun wieder in den berühmten Osterstaus oder fliegen in der Welt herum. Wäre es nicht mal an der Zeit auf unnötige Dinge zu verzichten als schreiend Dinge zu fordern für die man selber keine Lösung hat, wer trägt zum Beispiel die Kosten wenn von heute auf morgen die Heizung in der Wohnung umgebaut werden muss, natürlich der Mieter oder glaubt einer dies geht ohne Kosten? Aber nun zurück zu Unnötigem. Braucht man Waren aus China nur weil es billiger ist, ständig das Mobiltelefon in der Hand, von Zalando und vergleichbaren Onlinehändler die Ware hin und her zu senden, auch die kommt mit dem Flieger, brauchen wir beleuchtete Skipisten, Stadion und sonstige Freizeitaktivitäten die nicht ohne Energie auskommen. Brauchen wir die Schiffsreisen, Städteflüge, jedes Wochenende irgendwo hin. Aber auch Schüler und Lehrer sind gefordert, wenn ich am Morgen bei der Kantonsschule vorbei komme und die Papa und Mamamobil vorfahren, Ihre Sprösslinge aussteigen sehe am Morgen Demo und dann wieder rein ins Auto, so kann es nicht gehen. Liebe Leute fängt mal zuerst bei Euch selber an mit dem verzichten als der älteren Generation dies und das vorzuwerfen und dann könnt ihr weiter fordern Gruss und mit der bitte es den Klimaaktivisten mit zu teilen.
de Nyffenegger
Mercredi, 17.04.2019
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