Vom Kongress der französischsprachigen Demographen – Du Colloque de Genève de l'Association des démographes de langue française

Dr. Felix Bühlmann, FORS (Schweizer Kompetenzzentrum für Sozialwissenschaften) an der Universität Lausanne, und Koordinator des Sozial- und Generationenberichts 2012 – "Intergenerationelle Beziehungen": Einige Eindrücke vom Kongress der französischsprachigen Demographen vom 21. – 24. Juni in Genf

Teil 3

Wenn die Grosseltern ihre Enkelkinder hüten

Aus geographischen Gründen waren natürlich auch die Schweizer Demographen besonders gut am Kongress vertreten. Jean-Marie Le Goff und Ana Barbeiro, beide Forscher am Institut Pavie an der Universität Lausanne präsentierten Resultate zu einer Studie zu den Veränderungen, die junge Paare erleben, wenn sie zum ersten Mal Eltern werden.

Le Goff und seine Kollegin stellten sich die Frage, wie die Geburt des ersten Kindes die Beziehungen zwischen Eltern und Grosseltern verändert. Rücken die Familien wieder näher zusammen? Tauchen alte Konflikte unvermittelt wieder auf? Helfen die Grosseltern beim Babyhüten aus? In der Tat, dies bestätigen die Befunde Le Goffs und Barbeiros, intensivieren sich die Beziehungen zwischen den jungen Eltern und den frischgebackenen Grosseltern wieder.

Wohnen die Grosseltern in der Nähe, sind sie gesundheitlich rüstig und belasten keine schwereren Konflikte die Beziehungen zu ihren Kindern, so helfen die Grosseltern regelmässig mit, die Kinder zu hüten. Allerdings: Grossmütter (und nur selten auch die Grossväter) kümmern sich im Durchschnitt nur 2.6 Halbtage um die Grosskinder – also viel weniger als Krippen (5 Halbtage) oder Tagesmütter (5 Halbtage).

Wieso? Laut Le Goff bringt das Hüten der Grosseltern eben auch eine gewisse "Einmischung" mit sich. Zudem wollen Grosseltern ihre Enkelkinder eben "geniessen" und nicht "erziehen" (wie dies sich die Eltern vielleicht wünschen).

Teil 4

Mütterliche Verwandschaftslinien

Wie verändern Scheidungen die Beziehungen von Enkelkindern zu ihren Grosseltern? Dieses Thema stand im Zentrum eines Beitrags von Cornelia Hummel von der Universität Genf und François Höpflinger von der Universität Zürich.

48 von 100 Ehen werden heute in der Schweiz geschieden – dies belastet nicht nur den Umgang der Eltern mit ihren Kindern. Auch die Beziehungen zwischen den Enkelkindern und ihren Grosseltern sind auf eine harte Probe gestellt. Hummel und Höpflinger können allerdings zeigen, dass Kinder von "intakten" Paaren nicht häufigeren Kontakt zu ihren Grosseltern haben, als solche von geschiedenen Paaren.

Wenn auch gemeinsame Besuche mit den Eltern bei den Grosseltern seltener werden, so nutzen die Enkelkinder Familienfeste oder Besuche ohne Eltern, um den Kontakt aufrecht zu erhalten. Frappierend hingegen: Kinder pflegen mehr Kontakte zu den Grosseltern mütterlicherseits als zu Opa und Oma auf Vaterseite.

Enkelkinder unternehmen auch mehr gemeinsam mit den Eltern der Mutter und sind sich ihrer grösseren Aufmerksamkeit sicher. Ist dies die Folge davon, dass Kinder nach Scheidungen meist der Mutter anvertraut werden? Ja und nein ist die Antwort von Hummel und Höpflinger. Zwar könnte eine Scheidung den Trend zu einer mütterlichen Verwandtschaftslinie verstärken. Vielfach pflegen aber Kinder auch in intakten Paaren engere Beziehungen zu ihren Grosseltern mütterlicherseits.


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Felix Bühlmann, université de Lausanne (Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales FORS) et responsable du Rapport social et générationnel 2012 – «Relations intergénérationnelles»: impressions du Colloque de Genève de l'Association des démographes de langue française (21-24 juin 2010)

Partie 3

Lorsque les grands-parents gardent leurs petits-enfants

Pour des raisons géographiques, les démographes suisses étaient particulièrement bien représentés au colloque. Jean-Marie Le Goff et Ana Barbeiro, chercheurs à l’Institut Pavie de l’université de Lausanne, ont présenté les résultats d’une étude portant sur les bouleversements vécus par les jeunes couples lorsqu’ils deviennent parents pour la première fois.

J.-M. Le Goff et sa collègue se sont posés la question de savoir comment la naissance du premier enfant intervient sur les relations entre ses parents et ses grands-parents. Les familles se rapprochent-elles? De vieux conflits resurgissent-ils? Les grands-parents participent-ils à la garde du bébé? En effet, il ressort de l'étude de J.-M. Le Goff et A. Barbeiro que les rapports entre les jeunes parents et les nouveaux grands-parents s’intensifient.

Si les grands-parents habitent à proximité, qu’ils sont en bonne santé et encore assez dynamiques, que les relations mutuelles ne souffrent pas de graves conflits, alors les grands-parents assistent les parents dans la garde du bébé. Toutefois, les chiffres confirment que les grands-mères (et plus rarement les grands-pères) s’occupent hebdomadairement en moyenne 2,6 demi-journées de leurs petits-enfants – donc bien moins que les crèches (5 demi-journées) ou les mamans de jour (5 demi-journées).

Pourquoi? Selon J.-M. Le Goff, la garde des petits par les grands-parents s’accompagne inévitablement d’une certaine ingérence. De plus, les grands-parents souhaitent tirer plaisir de la garde de leurs petits-enfants sans éduquer ces derniers (ce que les parents attendraient peut-être).

Partie 4

La ligne maternelle

Quelle est l’influence des divorces sur les relations entre petits-enfants et grands-parents? C’était le sujet d’une contribution de Cornelia Hummel de l’université de Genève et de François Höpflinger de l’université de Zurich.

En effet, en Suisse, 48 mariages sur 100 se soldent par un divorce – ce qui n'affecte pas seulement les rapports entre les parents et leurs enfants. Egalement les relations entre les grands-parents et leurs petits-enfants sont mis à l'épreuve. Toutefois, C. Hummel et F. Höpflinger ont démontré que les enfants des couples «intacts» n’ont pas un contact plus suivi avec leurs grands-parents que ceux des couples divorcés.

Il est certes plus rare que les familles complètes rendent visite aux grands-parents, mais les petits-enfants profitent des fêtes familiales ou vont voir les grands-parents, sans leurs parents, pour garder le contact. Ce qui est frappant c’est que les petits-enfants ont des échanges plus suivis avec les grands-parents maternels que paternels.

De même, ils entreprennent plus souvent quelque chose avec les parents de leur mère et bénéficient également d’une attention plus importante du côté des ascendants maternels. Est-ce là une conséquence du fait qu'à la suite d’un divorce, les enfants sont généralement confiés à la mère plutôt qu'au père? Oui et non, répondent C. Hummel et F. Höpflinger. Le divorce pourrait certes expliquer cette tendance au profit de la ligne maternelle, mais pour les couples intacts aussi, on observe des échanges plus intenses entre les enfants et leurs grands-parents maternels.

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